"Déterminée "JULIE

“Déterminée “JULIE

Basket Ball Dans La Peau : Depuis quand pratiques-tu le basket Ball, et dans quel club as-tu commencé ?

Julie – J’ai commencé le basket à Noisy le Grand en poussins.

À la suite de ça j’ai joué dans 8 clubs différents : Chelles, Savigny s/orge, Athis Mons, Paris 18, Sannois, Sherbrooke (équipe canadienne), Juvisy, et St Michel sur orge. Ce que je peux vous dire c’est qu’à travers ces différentes équipes j’ai eu de bonnes comme de moins bonnes expériences.

Basket Ball Dans La Peau : Le basket est-il ta seule passion ?

Pratiquais-tu un autre sport avant ?

Julie – Non, ce n’est pas ma seule passion. Je me suis intéressée à la musique depuis quelques années, plus précisément le piano. Cet instrument c’est juste Waouuh ! Je suis encore en phase d’apprentissage pour l’instant. Mais quand j’écoute une musique et qu’on entend le son du piano derrière, j’aime trop !

Sinon oui je pratiquais d’autres sports.

J’ai fait de la gymnastique 1 an mais j’ai pas du tout aimé. C’est ma mère qui voulait me mettre dedans, mais moi je n’aimais pas.

J’ai fait du foot, j’aimais bien mais l’un de mes frères n’aimait pas que je fasse ce sport, et c’est lui qui m’a emmené au basket du coup !

J’ai aussi fait de la boxe anglaise quand je jouais à Athis Mons. La boxe anglaise c’était bien mais je ne faisais pas de compétition, parce que les compétitions tombaient en même temps que les matchs de basket, donc j’ai prévenu le Coach que je ferai juste les entraînements.

Petite anecdote, je me suis mise à la boxe, enfin on m’a engrainé à venir à la boxe car quand j’étais plus jeune j’étais trop nerveuse… Toujours la bagarre ! Je pense que je tiens ça de ma mère si elle est énervée contre vous c’est cuit ! (rires). En arrivant à la boxe j’avais pas les mooves mais j’avais la patate. Le coach m’a laissé prendre la confiance en m’entraînant avec les filles de la salle, elles étaient plus légères que moi physiquement. Au bout d’un moment les mooves ont commencé à venir et il a décidé de me mettre sur le ring contre un mec, moi j’avais un casque et lui non, pour moi ça voulait tout dire. J’allais me faire DÉ-FON-CER. (rires). Après cet entraînement, je vous promets que je suis devenue calme !

Franchement la boxe c’est bien, ça endurcit, tu te défoules, et même pour le basket c’est bien ! Quand je rentrais sur le terrain j’étais beaucoup moins stressée.

Basket Ball Dans La Peau :  Quel est ton plus haut niveau de jeu ? Quel est ton poste de jeu ?

Julie – Championnat de France 1ere div en cadettes à Paris 18. Je suis poste 2-3.

Basket Ball Dans La Peau : Est-ce que pour toi la taille d’un joueur à de l’importance ?

Peux-tu nous donner ton point de vue par rapport à l’idée reçue qui consiste à dire que le basket Ball est un sport pour les grands ?

Julie – Non, le basket c’est pour tout le monde !

La taille ne veut rien dire.

Tout le monde a son importance.

Basket Ball Dans La Peau : Si tu étais un personnage de dessin animé, quel serait-il ?

Julie – Alors là … bonne question !

Vas-y, réfléchissons !

Ça fait longtemps que je n’ai pas regardé de dessins animés en vrai.

SIMBA parce que j’aime bien le roi lion. SIMBA parce que SIMBA ! Mdrr

En vrai le Roi Lion c’est le best des dessins animés.

Basket Ball Dans La Peau : Quel est le mot qui te qualifie le plus ?

Dans la vie de tous les jours, et sur un Playground ?

Julie – Déterminée, déterminée, déterminée.

"Déterminée "JULIE

Basket Ball Dans La Peau : Quel est ton pêché mignon ?

Julie – Avant je t’aurai dit le chocolat. Plus précisément les SNICKERS ! Avec les cacahuètes là mmmh !

Aujourd’hui tu vas certainement trouver ma réponse spéciale… Je suis chrétienne, tu me parles de péché mignon (Rires) moi je vais te parler de Dieu… Alors un péché mignon selon moi c’est un léger défaut auquel on ne résiste pas. Je ne suis pas parfaite, je l’accepte. Mais par contre, ce qu’il ne faut pas accepter, c’est le péché, même s’il nous semble petit ou mignon comme on dit.

Basket Ball Dans La Peau : Quel serait pour toi le plus beau métier du monde ?

Julie – Pompier.

Les pompiers qui risquent leur vie pour sauver la vie d’autrui dans des incendies, je les respecte !

Basket Ball Dans La Peau : Quel est ton joueur préféré ?

Ton équipe préférée ?

Julie – Je dirai plutôt les joueuses que j’apprécie grave.

MARINE JOHANNES & MELISSA DIAWAKANA !!! Elles sont trop fortes ! Elles ont un style de jeu différent mais j’aime beaucoup les deux profils. Marine avec son style de jeu à l’américaine et Mélissa avec sa détermination de feu !!!! J’aime trop !  

Équipee préféré… Euh en vrai j’en ai pas, enfin si mais pas au basket. Le PSG c’est l’équipe préférée de toute ma famille.

Que penses-tu du fait d’entraîner des filles ?

On entend souvent dire “oui c’est difficile d’entraîner des filles !”

Et certaines joueuses le disent aussi !

Julie – Ah franchement, j’ai beaucoup de choses à dire par rapport à ça.

Franchement je confirme.

Quand j’ai commencé à Chelles dans mon second club (benjamine/minime), on s’aimait toutes, c’était la Dream Team, et quand j’ai changé d’équipe c’est là que j’ai commencé à voir que les filles en général elles font des clans.

Je vais vous raconter une anecdote, mais je ne vais pas vous dire le nom du club (rires). Les personnes présentes à cette époque se reconnaitront si elles tombent dessus (rires).

Je jouais dans un club, je trouvais qu’il y avait des filles qui étaient matures et d’autres qui l’étaient moins, ainsi que des clans formés au sein de l’équipe et du coup, sur le terrain ça se ressentait.

Et franchement moi je faisais partie d’aucun clan. Dans les histoires comme ça je ne réagis pas, je vais au basket, je viens pour jouer, je joue et je rentre chez moi. Surtout que j’habitais loin (1h15 de transport) je n’avais grave pas le time pour ça.

Au début on gagnait, mais à la fin on perdait juste à cause de l’ambiance de l’équipe.

Un jour j’ai dit à ma Coach, si on perd ce match moi je m’en vais, parce que j’en ai marre de cette ambiance. Et je lui ai demandé : est-ce qu’elle pouvait me laisser 30 min pour que je parle à l’équipe, pour leur dire ce que je pense, et qu’on essaie de changer pour gagner ce match. La réponse était favorable.

Du coup je leur ai dit ce que je pensais, et je leur ai dit qu’on n’était pas obligé de toutes s’aimer, mais qu’il fallait apprendre à jouer ensemble, les problèmes on les laisse dehors.

Moi quand je vois les autres équipes, elles savent jouer ensemble, elles se tapent des barres ensemble, comment ça se fait que nous on n’y arrive pas.

Après je leur ai dit “est-ce que tu sais c’est quoi, les points forts d’un tel ?”, j’ai demandé ça à une fille qui n’en n’aimait pas une autre.

J’ai fait exprès de les confronter.

Et je leur ai dit, si tout le monde sait, quel est le point fort de l’une ou de l’autre, ce serait une force pour l’équipe. Au lieu de faire des passes seulement à nos copines. J’ai précisé que je me mettais dans le lot parce que moi aussi j’ai peut-être mes tords parce qu’on est une équipe.

Et bizarrement, après mon discours, tous les matchs que l’on a joué par la suite, c’était un enchaînement de VICTOIRES, en plus c’était des matchs de coupe de France et on est arrivé jusqu’en demi-finale.

Après ça ma coach m’a nommé capitaine mais sans me le dire directement, parce qu’elle savait que j’allais refuser.

Un jour, le Coach nous donne des petits papiers à chacune et elle nous dit si vous voulez le lire à haute voix pour le partager avec les autres vous pouvez !

Et je vois tout le monde partage, et moi il y avait marqué ” ta force de guerrière et ta détermination sur le terrain font de toi une très bonne capitaine !”

J’étais un peu surprise…et un peu gênée, mais bon c’était la fin de la saison donc jme suis dit allez il reste quelques matchs, après c’est fini.

Basket Ball Dans La Peau : Entre deux joueurs de même niveau…Athlétique, adroit et technique, qu’est ce qui selon toi fera la différence, qu’est ce qui va faire que l’un de ces deux joueurs percera, et pas un autre ?

Une anecdote ou une expérience personnelle ou pas à ce sujet…

Julie – Il faut avoir de la détermination et du travail régulier.

Parce que certains s’arrêtent quand c’est trop dur alors que je pense que c’est à ce moment que l’on développe de nouveaux fruits.

Basket Ball Dans La Peau : Quel serait pour toi le cri idéal pour commencer un match de basket ?

Julie – Tous les cris c’est en fonction de l’équipe, c’est selon l’histoire de l’équipe que tu choisis le cri.

Il faut que le cri serve.

Au Canada on peut faire le cri de guerre au moins 10 fois !Heureusement qu’il était court haha.

Basket Ball Dans La Peau : Tes meilleurs années basket, l’époque qui t’a marqué le plus !

Julie – A Chelles mes premières années basket c’était les meilleures.

On avait une équipe de 10 joueuses qui avaient plus ou moins commencé le basket en même temps, tout le monde était à fond, tout le monde a progressé et c’était grave bien. Mais bon on était en minime quoi, ça date maintenant (rires).

Basket Ball Dans La Peau – Un mot sur ton parcours au Canada …

Avant de parler de mon parcours basket, j’aimerai dire que cette expérience m’a fait grandir ! Aller dans un pays seul pour y vivre ta passion c’est quelque chose. J’y suis allée pour le sport mais je suis revenue bien plus riche. C’est là-bas que j’ai découvert ma foi en Dieu ! Aujourd’hui je peux dire que c’est la meilleure chose me soit arrivée.

Mon expérience se caractérise en différentes étapes découverte, adaptation, épanouissement et séparation.

Quand je suis arrivée au Canada, ce n’était pas facile. Le climat très, très, très froid. Je pense que le maximum que j’ai vécu là-bas c’était -35°C. Un pays où je ne connaissais vraiment personne, un accent particulier (LE QUÉBECOIS) qu’est-ce que je me suis battue pour ne pas l’attraper. POUUAH

M’adapter à un nouveau style de vie, le sport-étude à l’étranger. Le coach et les filles très accueillantes, franchement je n’ai rien à dire sur ce point. Je trouve aussi que le basket canadien et français c’est pas pareil, on va te foncer dessus, les arbitres laissent beaucoup jouer. Là-bas les fautes ils ne sifflent pas les passages en force comme chez nous. Ici on va te siffler passage en force, là-bas on va te siffler faute que si tu fais des tonneaux ! ( rires )

Le premier mois c’était dur pour moi. Mais je m’accrochais !

On avait 3 entraînements par semaine, 2 séances de musculation obligatoire par semaine. Au bout d’un mois, j’ai commencé moi aussi à être un peu plus physique, c’est donc là que j’ai commencé à m’intégrer. A force de jouer avec elles, j’ai fini par jouer comme elles, j’ai réussi à faire ma place dans le groupe.

Ce sont des filles qui ne blaguent pas sur le terrain !

Avant que le match ne commence, je parle beaucoup dans ma tête “Nan ce game là, faut que je me donne à fond, que je me démarque. Il faut que je montre que je ne suis pas venue en touriste.” Là-bas ce ne sont pas des bancs de 10 joueuses ce sont des bancs de 15 joueuses. Et sur les 15 joueuses, ce n’est pas sûr que tout le monde joue. Pour ma part je rentrais pas mal, je fais partie des 2-3 premières à rentrer après le 5 majeurs.

Et puis voilà après j’ai eu des moments difficiles qui m’ont amené à quitter le Canada. J’ai perdu mon père à cette période et j’ai beaucoup été soutenue par mon équipe ! J’ai préféré retourner auprès de mes proches en France mais quoiqu’il en soit je ne regrette rien. Cela fait partie d’une des plus belles expériences de ma vie.

Basket Ball Dans La Peau : Quels sont pour toi les qualités d’un bon Coach ?

Qu’est ce qui fait qu’un Coach est un bon Coach ?

Julie – Il faut qu’il soit dur, mais il faut aussi être doux à certains moments (équilibre).

Il faut qu’il sache se faire entendre mais pas trop dictateur parce qu’après ça braque l’équipe (équilibre).

Même si on perd parfois des matchs, il faut du positif.

Mais il ne faut pas aussi qu’il soit trop doux, sinon on le prendra pas au sérieux (équilibre).

Tout est une question d’équilibre.

Basket Ball Dans La Peau : Un message à transmettre, ou une citation préférée ?

Julie – “NO PAIN, NO GAIN”, parce que j’ai l’impression que c’est ce que je répète depuis le début.

Si tu ne fais rien, tu ne vas rien avoir, il suffit juste de croire en toi.

Il ne faut pas toujours écouter ce que disent les autres & foncer. Il y a certain projet que tu dois garder secret et la réussite se chargera du bruit. Petit clin d’œil à Hamza que j’ai connu à Sannois et qui m’a donné ce précieux conseil concernant mon expérience au Canada.

Basket Ball Dans La Peau – Dédicace à un joueur …qui a changé ou qui a marqué ta vie dans ton parcours de basket ! Ou à qui tu aimerai simplement adresser une dédicace en souvenir du bon vieux temps.

Julie – En fait y a un ami, Ali, je jouais avec lui à Carpentier. Avec lui tout le temps je shootais. Il me traitait de nulle, mais si j’étais vraiment nulle, il ne m’aurait jamais dit viens on va shooter ! Et franchement grâce à lui je me suis battue, je me suis dit vas-y il me traite de nulle bein je vais lui prouver que je ne suis pas nulle ! Les gens comme ça ils motivent grave ! Ça m’a apporté !

Et il y a un autre basketteur, Yohan, à un moment je voulais arrêter le basket, ça ne me disait plus rien. Il m’a remotivé, il m’a dit “Ouais là en fait t’es en train de faire une bêtise pour rien, parce que ce n’est pas un coach qui doit te faire arrêter le basket. Si tu arrêtes le basket c’est pour toi.”

Et je me dis que si j’avais arrêté le basket à ce moment-là, je ne serai jamais allé au Canada … j’aurai raté quelque chose !

Et Dédicace à HAMZA.
Il est pour moi comme un Grand frère.

Sans oublier, dédicace à mon grand frère, BRANDON NKUMBA, fan #1, celui qui m’a fait aimé ce merveilleux sport, acheté ma première paire de basket, mes premiers maillots Lakers et Spurs. Merci pour tout mon frère d’amour.

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